L'Odyssée du Garrot d'Islande en Amérique

Auteur: André Dion
Collaboratrice: France Dumas Dion
Parution: 2009

"La petite histoire" de l'ornithologie vécue sur la Côte Nord du fleuve Saint-Laurent au temps de Napoléon-Alexandre Comeau au siècle dernier. Ce héros obscur ne connut qu'un mentor: le Docteur Clinton Art Merriam, alors conservateur du Smithsonian Institute, également l'un des fondateurs du National Géographic Magazine.

Ces deux dédiés recherchistes furent les premiers à révéler que ce Garrot de Barrow (Bucephala islandica) nichait sur la rivière Godbout près du Golfe Saint-Laurent et Comeau confirmait qu'ils étaient plus communs en son secteur que le Garrot d'Amérique présent partout ailleurs.

La cueillette des données de ce jeune ornithologue en herbe - celui qui raconte ces faits l'amène sur la Côte Ouest de l'Océan Pacifique où il fait la connaissance du débutant recherchiste Jean-Pierre Savard qui, lui, fut le premier à découvrir que la couleur orangée du bec de la femelle tournait au noir lorsqu'elle couvait. Ce qui entretint longtemps chez les spécialistes de l'identification la confusion entre ces deux canards si semblables.

Puis vint Michel Robert qui équipa les mâles de radio-émetteur afin de prouver leur migration de mue.

La recherche se termine au Lac Myvatn en Islande avec Arni  Eirnassson, le  Directeur de la Station de recherches. En ce pays, la population de ces mythiques oiseaux se maintient dans les 2000 individus depuis mémoire d'hommes. Où vont donc aboutir leurs canetons?

C'est ce que nous découvrons dans ce livre de science-réalité.

Voyez la superbe préface écrite par Jean-Pierre L. Savard, chercheur scientifique pour Environnement Canada.

Extrait du volume l'Odyssée du Garrot d'Islande en Amérique

L’énigme du Ptarmigan

Le lendemain matin, Monseigneur s’était levé au chant du coq. L’ayant entendu descendre en catimini les marches de l’escalier, Marco-Polo enfila diligemment son pantalon pour le rejoindre et apprendre sur-le-champ qu’il s’absentait un jour ou deux. « Pour tromper l’ennui [c’étaient ses mots]… Dans cette valise, vous trouverez tout ce que j’ai promis dans ma missive. Prenez-en soin comme de la prunelle de vos yeux. » En coup de vent, il était disparu dans la brume du matin. L’avion l’attendait.

 Marco-Polo pouvait le deviner en faisant ressortir quelques voyelles et consonnes. Il en déduisit fin ou mi-novembre, puisque le premier chiffre ne ressemblait en rien à un zéro. Et plusieurs lignes après, soit quatre ans plus tard, Comeau avait griffonné qu’une toute petite phrase : « Que sont devenus les Ptarmigans ? Ils se sont tous volatilisés. » Des questions, des interrogations… quoiqu’une partie de solution… Il connaissait au moins la date approximative de leur arrivée…

Fiche technique du livre:

  • Plus de 240 pages
  • 18 dessins évocateurs de Claudio d'Angelo, peintre animalier
  • 23 chapitres pour un total de plus de 70,000 mots avant de vivre l'épilogue
  • Format: 7 3/8 " par 9 3/8" sur papier recyclé
  • Couverture laminée glacée - reliure allemande
  • Tirage: 1500 copies numérotées et dédicacées par l'auteur

 

 

La réalisation de ce livre n'est pas le fruit de deux personnes seules.  Tout au long de cette aventure, des personnes d'un peu partout se sont jointes à nous pour faire un bout de chemin.  Nous désirons les remercier et leur dire combien nous apprécions l'aide et le support qu'elles nous ont apporté!

Dr. Jean-Pierre L. Savard
Chercheur scientifique
Division de la Recherche sur la faune

Claudio D'Angelo
Illustrateur

Pierre St-Martin
Peintre-Animalier
A réalisé la peinture qui illustre la page couverture du livre l'Odyssée du Garrot d'Islande

Michel Robert
Service canadien de la faune

Stéphane Vallée
Correcteur littéraire

Austin Reed
Chercheur émérite
Service canadien de la Faune


Arni Eirnasson
Collaborateur en Islande


Andrée Clorenger Kemp
Calligraphe

Quelques témoignages...

Cher Monsieur Dion, ou peut-être devrais-je écrire, cher Marco-Polo,

La lecture de l’Odyssée du Garrot d’Islande en Amérique fut pour moi un immense bonheur parsemé de découvertes sur les oiseaux et d’émotions humaines variées. J’ignorais tout de ce fameux Napoléon-Alexandre Comeau et j’ai appris sur la migration des lagopèdes des saules, le comportement des garrots et bien d’autres choses encore. Après avoir refermé la dernière page, songeuse, j’ai dit à mon père que nous devions installer des nichoirs pour les garrots à œil d’or et les harles couronnés qui fréquentent la baie près de notre camp. On s’y mettra l’an prochain, car la saison est trop avancée. Il y a des troncs creux de format tuyau de poêle dans un ancien bûché non loin d’ici, ça pourrait convenir. Comme quoi vous avez réussi à transmettre votre passion même aux plus fidèles amoureux de la nature que nous sommes.

J’aime votre style d’écriture poétique et enflammé, qui me rappelle l’exaltation de l’époque romantique des Chopin, Berlioz et Wagner (mes compositeurs préférés), alors que les artistes affirmaient leur moi en brisant tous les cadres et les conventions, alors que les gens d’avant-garde faisaient passer leur intuition et leur passion avant la raison, peu importe les conséquences. Ce que j’aime de Marco-Polo (et de son alter ego André à qui je dédis ces quelques mots) c’est son allure de héros romantique en avance sur son temps, sa philosophie de visionnaire fidèle à son engagement jusqu’à son dernier souffle de vie.

Le récit fascine parce que parfois, on ne sait plus très bien où tracer la ligne entre la fiction et la réalité, parmi une panoplie de personnages vrais ou plus vrais que nature. Car rien n’est faux dans cette histoire ; même ses parties fictives sentent l’authenticité et la justesse du rêve demeuré un rêve quoique tout aussi réel que si vécu par son auteur. Et moi, j’ai le privilège de connaître personnellement Marco-Polo et de savoir qu’il n’est pas mort, qu’il est toujours actif et en alerte, prêt à intervenir en faveur de ses oiseaux préférés.

Je m’adresse donc à Marco-Polo pour lui faire part d’une observation qui remonte au début des années 90, alors que mes parents et moi étions en voyage d’études en Alberta. Le parc national Elk Island, situé à l’est d’Edmonton, offre un panorama de prairies entrecoupées de peuplements forestiers dominés par le tremble. Les castors y ont créé d’innombrables étangs paresseux fréquentés par une avifaune aquatique variée. Il y a quelques lacs naturels peu profonds dans ce parc, mais aucune rivière de cascade. Il faut l’avouer : Elk Island est très loin des Rocheuses! Cette année-là, dans un petit marais de castor de Elk Island entouré de quenouilles, nous avons observé pour la seule fois de notre vie un couple de garrots d’Islande (appelés à l’époque de Barrow). Le mâle nous a fortement impressionné avec son croissant blanc et sa tête bleutée, très différente de celle de son cousin à œil d’or. Les oiseaux semblaient là pour nicher, car ils ne toléraient aucun autre palmipède dans leur fief. Cette information ne vous apprend peut-être rien de nouveau, mais à la lecture de votre volume, je me suis demandée si un étang de quenouilles à la frontière des prairies était un endroit normal pour un couple de garrots d’Islande. À l’époque, nous n’avions parlé à personne de cette observation, pas même au personnel du parc.

En terminant, mes parents et moi, ainsi que les membres de la Société Art et Science pour la Nature, tenons à vous remercier pour la parution de ce beau livre, et féliciter votre courage, à vous et France, de l’avoir publier à compte d’auteur. Cette œuvre saura toucher et faire réfléchir, tout en faisant la synthèse des informations actuellement disponibles sur un canard méconnu qui se moque des frontières dressées par les hommes. Une belle leçon de vie et d’espoir! J’ai peut-être découvert qui était Napoléon-Alexandre Comeau, mais j’ai surtout appris à mieux connaître André Dion!

Merci et encore longue vie à Marco-Polo et sa dulcinée!

Sincèrement,

Gisèle Benoit
Porte-parole
SAS Nature

 

Bonjour à vous deux,

Votre roman est extraordinaire. Il y a longtemps que je n'ai lu un livre avec un vocabulaire aussi exhaustif et varié. Un excellent français. L'histoire est merveilleuse avec ses retours historiques. La passion se lit à toute les pages jusqu'à la fin ou le ciel l'accueille. Un succès assuré.

 Poursuivez votre voie avec amour!

À bientôt

Me Pierre Renaud, MAP Président
Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE)

 

Quel délicieux cocktail littéraire! Tout est là: des récits de voyages nordiques, une monographie ornithologique, une bibliographie d’un homme passionné, recueil d’histoires sur la nature, valorisation des hommes exceptionnels d’ici et d’ailleurs, amour, mystère, science, poésie … et j’en passe. Une véritable odyssée, racontée avec couleur et charme, reflétant les grandes connaissances de l’auteur en littérature, en ornithologie, en l’histoire de l’humanité…

Austin Reed
Chercheur émérite
Service canadien de la Faune

 

Cette merveilleuse histoire est un témoignage d’amour et de douleur vécu au coeur de la nature. En tant que simple lecteur, je me suis emballé par ce beau récit qui m’a fait rêver et revivre ces passages longtemps après avoir tourné la dernière page....
Claudio D'Angelo

  
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